Avoir un commerce, c’est…

Keep calm and shop local

J’accuse toute sortes de réactions quand on me demande ce que je fais dans la vie et que je répond que j’ai un commerce… Ça va du  »Wow, t’es chanceuse! » à  »Ouh… et puis ça marche? ». Ben oui, ça marche et non, je ne suis pas chanceuse, je fais ma chance (ah!).

Parce que c’est beaucoup de travail, d’huile de coude et d’imprévus; mais que c’est aussi plein de beaux moments, de gains en confiance en soi et surtout de belles rencontres. Avoir un commerce, selon moi, c’est acquérir un réseau unique de personnes qui embarquent dans l’histoire de ta vie et qui la façonne le temps d’un moment, de quelques années ou à tout jamais.

Je ne crois pas que nous soyons un cas isolé dans Hochelaga à finir par devenir amis avec certains de nos clients, à s’entraider entre commerçants. Faut dire que c’est assez villageois comme comportement et notre quartier a justement cette âme de village. Cela fait bientôt 10 ans que j’y habite et Janie encore plus longtemps. On finit par connaître nos voisins, nos commerçants et reconnaître les touristes – parce qu’il y en a, on abrite tout de même le Stade!  Si je vais faire des courses ou une promenade, certain que je croise quelqu’un que je connais de près ou de loin… Surtout depuis que j’ai ouvert un commerce.

ET J’AIME ÇA

J’aime saluer une cliente en promenant mon chien et prendre des nouvelles de ses enfants. J’aime m’entretenir avec les filles de l’Imprimerie ou un collègue artisan de Sainte-Catherine et suivre les potins d’la rue Ontario avec Karina. J’aime aussi m’arrêter piquer une jasette avec la voisine irlandaise qui me raconte la vie à Montréal des années 50, même si je suis un peu pressée ce matin là.

Au final, avoir un commerce, c’est un peu (beaucoup) apprendre à relativiser et à créer des liens. On ne cessait de le répéter dans mes cours de gestion à l’ITHQ : le bouche-à-oreilles, c’est la meilleure pub. Et ça ne s’achète pas, ça se gagne à coup de sourires, de bon service et d’idées nouvelles. Ça s’élargit avec les marchés, foires et avec les réseaux sociaux, mais ça s’ancre dans le quotidien, dans la rencontre que t’as eu avec le client et le temps que t’as pris pour l’écouter, lui jaser un peu et partager un bout de ta journée avec lui.

Mais c’est aussi parfois rester cachée dans le bureau quand tu feel pas et laisser ta collègue prendre la relève du service cette journée-là (tant qu’à avoir l’air bête, autant faire les comptes!) ou avoir le courage d’afficher les lettres fatidiques F-E-R-M-É pendant un long week-end parce qu’on revient plus fort après avoir pris un peu de repos. C’est prendre des vacances une fois de temps en temps même si tu personne ne te les payes et respirer avant de parler quand t’entends un commentaire désagréable ou un  »bon conseil » de gens qui ne se mêlent pas de leurs affaires. Comme n’importe quel boulot, il y a des bons et des mauvais côtés… Rien n’est parfait!

Personnellement, la balance penche du bon côté et pour certains ça sera trop à encaisser. Savoir que je peux réinventer mon travail et mon environnement sur un coup de tête comme on l’a fait avec Janie pour Argile Café, c’est juste magique! Vive l’aventure et toute l’incertitude qui vient avec!

Quoique je vous recommande fortement l’ébauche d’un plan d’affaires avant de vous lancer 😉

 

Dominique

Venez nous rencontrer et voir par vous même à quel point nos sourires sont jolis à la Grande Fabrique le week-end du 18 et 19 août ! Cette année la désormais célèbre foire d’artisans de la rue Sainte-Catherine s’étend jusqu’à Bourbonnière et nous aurons donc un kiosque devant chez nous! Surprises et bonne humeur garanties !

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